LE GUIDE DE LA GESTION DES RISQUES
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Fiches pratiques> Risques électriques

Le cadre d'application

Toute entreprise peut être confrontée à un accident d'origine électrique. Même si on observe peu d'accidents du travail. Une bonne connaissance des principes de base de la sécurité électrique permettra à chaque salarié de limiter les risques.

Les lésions occasionnées sont fonction de la nature du courant (alternatif ou continu), de la tension et de paramètres physiologiques (transpiration…). Le plus souvent multiples, ces lésions touchent principalement la main, les membres supérieurs et les yeux. Ce sont des brûlures, des commotions, des contusions ou des plaies. Un incendie sur trois serait d'origine électrique.

Le contexte réglementaire

Les entreprises concernées :

Le Code du travail vise les établissements industriels, commerciaux et agricoles et leurs dépendances, de quelque nature que ce soit, publics ou privés, laïques ou religieux, même s'ils ont un caractère coopératif, d'enseignement professionnel ou de bienfaisance, y compris les établissements où ne sont employés que les membres de la famille sous l'autorité soit du père, soit de la mère, soit du tuteur.

Les accidents électriques sont généralement dus :

  • au mauvais état des isolants (dégât mécanique, désagrégation ou usure),
  • aux modifications sans contrôle (modification ou extension d'une installation électrique par une personne non compétente),
  • à l’utilisation de machines-outils portatives, d’appareils de soudure électrique, de lampes portatives ou de ponts roulants,
  • aux interventions sur ou au voisinage du réseau (lignes aériennes, postes de transformation et canalisations enterrées).

Ne sont pas concernés :

  • les ouvrages de distribution d'énergie électrique et les installations de traction électrique ainsi que leurs annexes et chantiers d'extension, de transformation et d'entretien des distributions d'énergie électrique en exploitation,
  • les chantiers souterrains d'aménagement de chutes d'eau,
  • les installations électriques spécifiques de bord des navires et aéronefs.

La réglementation en électricité :

  • Décret n°88-1056 du 14 novembre 1988 (.pdf, 604ko) ;
    Ce décret traite de la protection des travailleurs dans les établissements assujettis au Code du Travail (livre 2, titre 3) qui mettent en œuvre des courants électriques. Voir également le dossier de l'INRS sur le décret.
  • Loi n°91-1, du 03/01/1991. Article 30 qui modifie les dispositions du code du travail.
  • Code du travail article L231-1, du 03/01/1991. Livre II : Réglementation du travail. Titre III : Hygiène, sécurité et conditions de travail.

La normalisation :

Il existe 3 normalisations en électricité :

  • la CEI (international) : Publications et recommandations
  • le CENELEC (européen) : Documents d’harmonisation (HD) ou normes européennes (EN)
  • l’UTE (français) : Normes homologuées, guides et publications.

La normalisation en France est réglementée par l’AFNOR. Les principales normes françaises de réalisation sont :

Source : Académie de Rouen ; voir le dossier complet (sensibilisation et prévention des risques électriques, habilitation des intervenants).

L'habilitation

Pour intervenir sur quelque installation électrique que ce soit, il est nécessaire de posséder une habilitation délivrée par le chef d'établissement. Cette habilitation est la reconnaissance de la capacité d'une personne à effectuer des opérations en toute sécurité et à connaître la conduite à tenir en cas d'accident, ceci signifie que :

  • le salarié a suivi une formation adaptée aux travaux à effectuer,
  • le salarié a bien assimilé cette formation attestée par un contrôle des connaissances (l'attestation pourra servir de justificatif de compétence pour le chef d'entreprise),
  • l'aptitude médicale délivrée par le médecin du travail tient compte des risques particuliers auxquels le salarié sera exposé,
  • le salarié possède un recueil des consignes de sécurité,
  • si le salarié est un intérimaire, il doit pouvoir justifier d'une pratique dans les 6 derniers mois.

Il existe plusieurs niveaux d'habilitation en fonction de :

  • la nature des interventions (dépannage, raccordement, essais, vérifications, consignations, travaux sous tension, nettoyages sous tension, travail au voisinage),
  • la nature des travaux (d'ordre non électrique, d'ordre électrique),
  • la tension des installations (basse tension, haute tension).

La nature d'une habilitation est symbolisée par des lettres et un indice numérique :

Principales habilitations selon UTE C 18-510
1ère lettre : domaine de tension B - Basse tension (< ou =1000 V)
H - Haute tension (> 1000 V)
Indice : personnel 0 - Non électricien
1 - Electricien exécutant
2 - Chargé de travaux
2ème lettre : nature des opérations C - Peut consigner une installation
T - Peut travailler sous tension
N - Peut effectuer un nettoyage sous tension
V - Peut travailler au voisinage de pièces nues sous tension
R - Peut dépanner et consigner pour son propre compte en basse tension seulement

Source : CCI de Paris

Voir également les dossiers de l'INRS sur les travailleurs dans les établissements qui mettent en oeuvre des courants électriques et "Introduction aux risques électriques".

 

 

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