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Général

Formation initiale, un moment clé

Publié le

Inexpérimentés, exposés à des formes d'emploi souvent plus précaires, les moins de 25 ans constituent une population fragile, particulièrement exposée aux accidents du travail. Le développement de compétences en santé et sécurité au travail dans l'enseignement professionnel et supérieur doit leur permettre d'acquérir une culture de prévention avant même leur premier emploi. Il contribue également à la diffusion de celle-ci dans l'entreprise.

Aujourd'hui, les 18-24 ans ont près de deux fois plus d'accidents du travail que leurs aînés, selon les chiffres de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam). En revanche, les jeunes qui préparent un diplôme professionnel et reçoivent un enseignement en santé et sécurité au travail en formation initiale ont deux fois moins d'accidents du travail que les autres, d'après une étude épidémiologique de l'INRS. L'intégration d'un enseignement en santé et sécurité au travail (ES&ST) dès la préparation des diplômes professionnels, mais également à l'université ou dans les écoles supérieures pourrait donc être la clé pour bouleverser les statistiques. La mobilisation de nombreux acteurs et une pédagogie spécifique sont pour cela indispensables.

Le réseau Assurance maladie-risques professionnels a engagé depuis plusieurs années un partenariat avec les pouvoirs publics, pour développer l'ES&ST dans les cursus de l'enseignement professionnel (lycées professionnels, centres de formation d'apprentis) et supérieur (écoles d'ingénieurs, écoles de management, universités). Pour l'enseignement professionnel, un accord cadre national et des déclinaisons régionales ont permis au ministère de l'Éducation nationale de déployer des actions impliquant, à leurs niveaux respectifs, les inspecteurs d'académies, les chefs d'établissements et les enseignants. Ce partenariat repose sur :

  • l'intégration de la santé et de la sécurité au travail dans les référentiels des diplômes ;
  • la formation d'enseignants et de formateurs, chargés de démultiplier les enseignements jusqu'à l'élève ;
  • l'élaboration de supports pédagogiques adaptés ;
  • la mise en oeuvre de projets pédagogiques.

Une culture de prévention partagée

Chaque année, un million de jeunes suivent un cursus d'enseignement professionnel. La plupart des référentiels de diplômes ont intégré des compétences en santé et sécurité au travail. 2 000 professeurs de lycées professionnels et de CFA sont formés tous les ans sur la base des référentiels de la branche AT-MP aux compétences de base en prévention. L'ES&ST mobilise les enseignants de la matière Prévention santé environnement (PSE), qui délivrent les bases en prévention, comme les enseignants professionnels, chargés de transmettre la compétence métier. L'enjeu : travailler ensemble. La mise en oeuvre, pour les professeurs, d'une formation « Enseigner la santé et sécurité au travail » va dans ce sens. Celui du développement d'une culture de prévention partagée. Les élèves et futurs salariés doivent faire le lien entre ce qu'ils apprennent en PSE et les situations de travail concrètes. Avec les enseignants formés à l'ES&ST, ils abordent l'analyse des risques présents dans une situation donnée, les moyens de se protéger, les mesures de prévention à adopter. Une méthodologie qui pourra être transposée à d'autres situations. Les outils pédagogiques développés par la branche AT-MP pour plusieurs secteurs d'activité les accompagnent dans ce travail de repérage de situations à risque. Ils peuvent aussi être utilisés à des fins d'observation en entreprise, lors de stages, pour lesquels un lien entre les enseignants et les tuteurs doit se construire.

Toucher l'enseignement supérieur

Si l'enjeu est fort pour les élèves destinés à occuper des postes opérationnels, il l'est tout autant pour les futurs cadres, ingénieurs et managers. En effet, ce sont eux qui seront responsables de l'organisation du travail de leurs équipes et devront mettre en place les démarches de prévention dans les entreprises. Plusieurs organes, tels que la Commission des titres d'ingénieurs ou la Conférence des grandes écoles jouent un rôle dans la sensibilisation des établissements d'enseignement supérieur. L'intégration de l'ES&ST dans les parcours de formation des ingénieurs et managers, futurs cadres et dirigeants d'entreprises, s'est établie autour des trois composantes du référentiel BES&ST, définissant les « Bases essentielles en santé et sécurité au travail » :

  • repérer dans l'entreprise les enjeux humains, sociaux, économiques et juridiques de la santé et sécurité au travail ;
  • intégrer la prévention des risques professionnels dans la gestion de ses activités et la conduite de ses projets ;
  • contribuer au management de la santé et sécurité au travail dans l'entreprise.

C'est également pour les élèves ingénieurs et les ingénieurs que le dispositif de formation en ligne Mooc ImpAct a été conçu, en partenariat avec la Carsat Pays-de-la-Loire, des écoles du réseau Institut mines télécom et l'INRS. La formation vise à prendre conscience de l'impact des décisions de l'encadrement sur la santé et la sécurité au travail. Elle immerge l'apprenant dans l'histoire d'une PME virtuelle après la survenue d'un accident grave. 7 700 participants l'ont déjà suivie, dont 4 800 étudiants et élèves en écoles d'ingénieurs. Elle intéresse aussi les managers en poste, souhaitant approfondir leur maîtrise du sujet.

Renouveler les approches

D'autres démarches innovantes se mettent aujourd'hui en place. En 2017, un partenariat entre Kedge business school et la Carsat Sud-Est s'est noué autour d'un dispositif de formation hybride (distanciel/présentiel) sur la qualité de vie au travail. Deux formations prototypes ont été proposées aux étudiants des mastères spécialisés Innovation santé et Management des structures d'action sociale et de santé. À terme, un déploiement pour l'enseignement supérieur en management pourrait être envisagé. La Carsat Sud-Est a financé un dispositif d'évaluation des apprenants sur leur perception en santé au travail avant la formation, à son issue, puis six mois après la prise de poste. Un moyen de mesurer ce que ces enseignements produisent concrètement dans l'entreprise.

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