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Accueil > Actualités et normes > Mais où sont passés les millions d'Eco-Emballages ?

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Risques pour l'environnement

Mais où sont passés les millions d'Eco-Emballages ?

Publié le

Pour le ministère de l'Ecologie, 60 millions d'euros ont été placés "dans des paradis fiscaux". Selon Eco-Emballages, 55 millions d'euros ont été virés "dans des banques européennes". Après le communiqué du ministère, mardi soir, une bataille de communication s'est engagée entre les deux organismes. Bilan: personne ne sait où se trouvent les fonds!

Presque tous les Français utilisent les services d'Eco-Emballages. Cette société de droit privé bénéficie depuis 1993 d'un agrément du ministère pour la mission d'intérêt général qu'elle remplit: collecter des contributions financières auprès de 47 000 entreprises, et les reverser à 1331 collectivités locales "représentant 98,5% des 36 000 communes françaises", afin qu'elles organisent le tri et le recyclage des déchets ménagers. Au total, en 2007, les entreprises ont versé 411 millions d'euros, dont 92,3% ont été reversés aux collectivités, selon le site d'Eco-Emballages.

Comme toute entreprise, elle fait fructifier sa trésorerie. La majorité, 80%, va dans des placements "de bon père de famille", si l'on en croit une consultante en relations publiques engagée par Eco-Emballages qui appelle spontanément les médias économiques pour assister la direction de la communication dans la gestion de cette crise. Car pour la société, il s'agit bien d'une crise, puisque le ministère menace de lui retirer son agrément, "faute d'une action exemplaire".

15 millions d'euros de pertes potentielles ?

Le reste de la trésorerie, 20% donc, est consacré à des placements "plus dynamiques". Entendre: plus risqués. Cette soixantaine de millions d'euros n'est, pour l'instant, pas perdue, les pertes n'étant encore que latentes. Les Echos de jeudi 11 évoquent cependant "15 millions d'euros de pertes potentielles", selon "certaines sources".

Mercredi soir, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, en déplacement à Poznan (Pologne), s'est dit "scandalisé" par cette affaire, trouvant "hallucinant de trouver 60 millions d'euros qui se baladent dans un paradis fiscal". La veille, le communiqué du ministère évoquait "des paradis fiscaux".

Pourtant, "absolument aucun virement n'a été fait en dehors d'Europe", assure la consultante en relations publiques. Eco-Emballages dit avoir confié cette somme à deux fonds d'investissements basés à Zurich. Lesquels l'auraient ensuite investie dans des banques en Europe, principalement en Irlande et aux Pays-Bas.

Quand on fait remarquer à la jeune femme qu'il existe des paradis fiscaux en Europe, elle assure que cet argent n'y est pas. Elle précise:

"On ne peut pas nier de manière formelle que l'argent ne soit pas dans des paradis fiscaux. Mais ce qu'on peut assurer, c'est qu'aucun virement n'a été fait directement vers un paradis fiscal."

Silence total sur la destination des fonds

En clair, Eco-Emballages est bien en peine de dire où se trouve vraiment cet argent, au-delà de l'Irlande ou de la Hollande. Mais l'entreprise sous-entend que les banques ont très bien pu le placer dans des paradis fiscaux sans que la société française le sache.

Au ministère, la conseillère presse de Jean-Louis Borloo ne peut pas non plus en dire plus sur la destination finale des fonds. Pas de précision non plus sur l'administration de rattachement du "censeur" représentant l'Etat au conseil d'administration d'Eco-Emballages. Cette information serait cependant utile, surtout si le censeur de l'Etat a validé l'investissement controversé. Là non plus, malgré une dizaine de coups de fils à chacune des deux parties, personne n'a été en mesure de répondre à la question.

Seule certitude -et seul point où l'accord est total avec le ministère-, la mission d'Eco-Emballages ne serait pas menacée en cas de pertes: "Les collectivités recevront leurs prestations de manière habituelle, et les entreprises ne seront pas plus taxées, puisque nous avons un excédent de trésorerie", indique-t-on du côté de l'entreprise. Laquelle assure aussi avoir demandé aux fonds suisses de débloquer ces participations "dynamiques" dès le mois d'avril 2008, chose qui n'aurait pas pu être faite en raison du "manque de liquidités" de ces fonds.

Auteur : Par Augustin Scalbert, Rue89

Article à l'origine de cette information : "Dechets / Trésorerie d’Eco-Emballages : les dessous d’un scandale", par Olivier GUICHARDAZ des magazines Pro-environnement et Environnement & Technique.
C'est l'occasion de rappeler l'importance du rôle des médias professionnels indépendants (Pro-environnement) qui, même s'ils restent traditionnellement plus discrets que leurs homologues grand public, n'en mettent pas moins tout en œuvre pour délivrer une information fiable et au cœur de l'actualité au profit de leurs lecteurs.

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